Le piratage des logiciels est à l`ordre du jour
La BSA vient de présenter une étude réalisée au mois de novembre dernier à travers un organisme indépendant «pour connaître la tendance actuelle d'incitation au piratage informatique à travers les réseaux de revendeurs». Ainsi, la BSA met les distributeurs face à leurs responsabilités.
Le piratage des logiciels est un sujet qui fait toujours grincer des dents. En effet, selon la première étude réalisée par IDC en 2003, le taux de piratage dans le monde des logiciels (applications professionnelles, ainsi que les logiciels grands publics) atteint en moyenne 36% dans le monde et 56% en Afrique et Moyen Orient. Quant au Maroc, elle affiche un taux de 73%, un taux qui place le pays bien au-dessus de la moyenne de la région, même si on observe une tendance à la baisse de ce phénomène. Cette pratique représenterait un manque à gagner de 57 millions de dollars par an.
Il existe trois formes de piratage : la contrefaçon industrielle, le piratage par l'utilisateur (entreprises et consommateurs) et le piratage par les revendeurs informatiques. Avec son opération «Secret Shopper», réalisée en novembre dernier et visant le canal de vente, la BSA Maroc a voulu «détecter ceux qui sont prêts à vendre des logiciels sans autorisation de l'éditeur», explique Nadia BenBahtane son nouveau porte-parole pour l'Afrique du Nord. L'enquête a été menée par une équipe de 4 «clients mystères» selon un scénario préétabli et à été réalisée en deux étapes : par téléphone tout d'abord (touchant 530 revendeurs) et, ensuite, 151 revendeurs ont été visités sur l'axe Rabat-Casablanca. Il s'est avéré que 33% des revendeurs contactés par téléphone ne respectaient pas la législation en matière de droits de propriété intellectuelle, alors que 35% des revendeurs identifiés en règle lors de la phase appel se sont révélés pirates en situation de vente réelle (s'expliquant par le fait que le «client mystère» s'adressait à un autre interlocuteur ou avec un scénario modifié). En somme, plus de 200 revendeurs proposaient l'acquisition de PC préinstallés de logiciels piratés sans licence ou conseillaient au client d'acquérir des logiciels piratés par d'autres moyens. Pourtant, les revendeurs savent parfaitement, qu'ils exposent leurs clients aux risques techniques, juridiques et financiers. Comme nous l'a confié son porte-parole, la BSA compte renouveler ces vagues de contrôle à l'encontre des revendeurs informatiques sous forme de contrôles réguliers et de visites inopinées.=
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